Les conversations au telephone me donnent regulierement des boutons, et pourtant c’est logique, jamais tres complique et tout depend de votre qu’on souhaite montrer.

Les conversations au telephone me donnent regulierement des boutons, et pourtant c’est logique, jamais tres complique et tout depend de votre qu’on souhaite montrer. Encore un coup, je ne suis nullement une experte de l’ecriture d’un scenario, je ne fais que partager ce que j’ai appris jusque-la. Tout peut dependre d’la scene en question. Doit-on […]

Les conversations au telephone me donnent regulierement des boutons, et pourtant c’est logique, jamais tres complique et tout depend de votre qu’on souhaite montrer.

Encore un coup, je ne suis nullement une experte de l’ecriture d’un scenario, je ne fais que partager ce que j’ai appris jusque-la.

Tout peut dependre d’la scene en question. Doit-on voir les deux interlocuteurs au telephone ou 1 suffira ? Doit-on nos voir en aussi temps libre en un donnant une part d’ecran ou peuvent-ils se parler l’un apres l’autre ? Ses conseil determinent la mise en page qu’on adopte.

UN SEUL INTERLOCUTEUR A L’ECRAN :

C’est facile, on voit Machin baragouiner tout seul au portable. Voici votre que i§a pourra apporter :

INT. CHAMBRE DE MACHIN. NUIT

Machin revient dans sa chambre et s’empare gleeden profil du portable.

MACHIN — (au telephone) Allo, Bidule ?

C’est moi, Machin. Hein? (. ) Ben oui, je sais bien, c’est nul de se poser des problemes pareils.

J’aime beaucoup mettre trois points entre parentheses (. ) Afin de signaler des coupures dans la conversation, mais des points de suspension sont aussi bien. On n’est gui?re oblige d’ajouter (au portable) en debut de conversation, mais je trouve que c’est plus clair. Si Machin avait mon mari pres de lui dans sa chambre et faisait des apartes tout en traitant au portable, on serait oblige d’indiquer quand il reste au telephone et di?s qu’il parle a son copain.

Autre cas de figure : Machin reste i  chaque fois tout seul a l’ecran, mais on entend ce que evoque Bidule:

INT. CHAMBRE DE MACHIN. NUIT

Machin rentre dans sa chambre et s’empare du telephone.

MACHIN — (au portable) Allo, Bidule ? C’est moi, Machin.

BIDULE — (off) Non mais t’as vu les regles de description tout d’un scenario.

MACHIN — Ben oui, je sais bien, c’est nul de se poser des problemes pareils.

BIDULE — (off) C’est n’importe quoi tu veux dire.

Encore une fois, j’ai trouve que c’est plus clair de mettre (au telephone) a la premiere phrase de conversation.

(off) pour Bidule en debut de dialogue est obligatoire Afin de montrer qu’il est a l’autre bout du fil.

> LES DEUX INTERLOCUTEURS A L’ECRAN, l’un apres l’autre :

C’est la methode que j’emploie le moins rarement, dans la mesure ou c’est la plus naturelle. Quelqu’un appelle avant que un quidam reponde. Elle reste utile quand on doit preciser qui est a l’origine du coup de fil. J’emploie la terminologie anglosaxonne INTERCUT, car je la trouve tres claire.

INT. CHAMBRE DE MACHIN. NUIT

Machin rentre dans sa chambre et s’empare du telephone.

MACHIN — (au telephone) Allo, Bidule ? C’est moi, Machin.

Bidule se trouvant egalement dans sa chambre (il faut preciser ou reste Bidule si votre n’est nullement clair via ce qui precede)

BIDULE — (au portable) Non mais t’as vu nos regles de description d’un scenario.

MACHIN — Ben oui, je sais bien, c’est nul de se poser des problemes pareils.

BIDULE — C’est n’importe quoi tu veux dire. Comme si j’avais le temps de me poser ce genre de questions.

J’aime toujours mettre (au telephone) aux deux premieres lignes d’une conversation, mais ce n’est pas necessaire.

C’est la presentation preferee car je la trouve legere, rejouissant a lire.

J’ai regarde dans mes scenarios de Woody Allen, et voici un extrait d’une description plus traditionnelle, a savoir on repete a chaque fois l’intitule de scene, les lieux des deux actions. Cela s’agit tout d’un extrait de la video Hannah et ses s?urs (voir Extrait). Cette description a l’avantage de preciser qui est a l’ecran a chaque moment d’la conversation.

> nos DEUX INTERLOCUTEURS A L’ECRAN, en meme moment :

Je ne l’ai jamais fait, mais si je devais le faire, j’emploierais la terminologie anglosaxonne SPLIT SCREEN. A savoir :

INT. CHAMBRE DE MACHIN/CHAMBRE DE BIDULE. NUIT. SPLIT SCREEN

Je preciserais davantage au descriptif de scene qui suit : Machin, qui est dans sa chambre, reste au telephone avec Bidule, qui se voit aussi chez lui. Martin occupe J’ai part gauche de l’ecran, Bidule J’ai part droite (pourquoi pas).

MACHIN — (au telephone) Allo, Bidule ? C’est moi, Machin.

BIDULE — (au telephone) Non mais t’as vu les regles de presentation d’un scenario.

MACHIN — Ben oui, je sais bien, c’est nul de se poser des problemes pareils.

BIDULE — C’est n’importe quoi tu veux dire. Comme si j’avais moyen de me poser ce genre de questions.

A chaque fois que je lis un scenario et que je tombe sur des conversations au telephone qui me semblent claires, je fais une photocopie et je les archive dans un dossier. Et c’est la ou on se rend compte que bien n’est pas de marbre, il faut trouver la meilleure solution Afin de la conversation en question, celle qui nous plait le plus.

On va pouvoir mettre INTERCUT (ou SPLIT SCREEN) au debut de l’intitule de scene, pourquoi pas :

INTERCUT. INT. CHAMBRE DE MACHIN/CHAMBRE DE BIDULE. NUIT

On peut le mettre a part, sur une ligne en dessous :

INT. CHAMBRE DE MACHIN/CHAMBRE DE BIDULE. NUIT

INT. CHAMBRE DE MACHIN/CHAMBRE DE BIDULE. NUIT

Toutes les presentations existent, l’article reste de devenir coherent, d’employer la meme durant son scenario.